Derrière la carte postale, la face sombre des Caraïbes

Derrière la carte postale, la face sombre des Caraïbes



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Il n’est jamais plaisant de découvrir l’envers du décor d’une île paradisiaque. Côté face, la Barbade évoque les cocotiers, les immenses villas, la plage de sable blanc frangée d’une mer translucide, le soleil qui mord la peau des vacanciers sirotant leurs cocktails les pieds dans l’eau.

Côté pile, la réalité reste plutôt celle de la pauvreté qui suinte, de la prostitution, des viols, des meurtres, du racisme, des petits boulots, des violences domestiques, de la faim, des petites combine et surtout d’une fatalité écrasante.

L’image idyllique de l’île caribéenne s’effiloche sous la plume maline de Cherie Jones, une avocate barbadienne de 47 ans. Dans son choral romain à la construction parfaitement pensée Et d’un seul bras, la sœur balaie sa maison (Calmann-Lévy), l’autrice construite un vrai-faux polar pour raconter ces univers qui se croisent et s’entrelacent.

L’île est dépeinte par l’autrice comme cet éden où « tu peux regarder les lève-tôt qui avancent d’un pas hésitant dans une mer baignée par les couleurs lilas et orange du lever du soleil et voir leur étonnement quand ils contiennent que l’eau est chaude. Tu peux observer les femmes, surtout, s’allonger et fluffer avec leurs mèches de cheveux soyeux qui se déroulent autour de leur tête, et tu les entendrais presque soupirer quand leur stress se résout dans la caresse de l’eau tiède et peu profonde ».

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