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Le Congo demande au porte-parole de la mission de l’ONU de partir au milieu des troubles

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KINSHASA, Congo – Le gouvernement congolais a demandé au porte-parole de la mission des Nations Unies au Congo de quitter le pays, affirmant qu’il avait fait des déclarations inappropriées au milieu des manifestations contre la présence des Casques bleus de l’ONU.

Le ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula a écrit sur la mission de l’ONU, connue sous le nom de MONUSCO, affirmant qu’il considère que les tensions actuelles entre l’ONU et la population sont dues aux déclarations indélicates et inopportunes du porte-parole de l’ONU Congo, Mathias Gillman.

“Le gouvernement congolais considère que la présence de ce responsable sur le territoire national n’est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité si indispensable entre les institutions congolaises et la MONUSCO”, indique le communiqué.

“Le gouvernement congolais apprécierait grandement que des dispositions soient prises pour que M. Gillman quitte le territoire dès que possible.”

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a regretté la décision du gouvernement demandant à Gillman de quitter le pays,

“Conformément au statut de l’ONU en vertu de la Charte de l’organisation, toute préoccupation que le gouvernement pourrait avoir concernant les actions d’un membre de la MONUSCO devrait être soulevée directement auprès de la direction de la mission”, a déclaré Dujarric. “La mission et le siège de l’ONU s’engagent en conséquence avec le gouvernement pour régler cette question.”

Le Conseil de sécurité de l’ONU a été informé jeudi à huis clos par le chef du maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre, qui vient de rentrer du Congo, des derniers développements dans ce pays.

Le gouvernement n’a pas fait état de déclarations précises faites par Gillman, mais en juillet lors d’une conférence de presse, il a mentionné que la MONUSCO et l’armée congolaise ont des moyens limités pour faire face à plusieurs fronts d’attaques, en particulier celles du groupe rebelle M23 qui a gagné plus d’armes et lance de lourdes attaques contre les civils.

Dujarric a déclaré que Gilman n’est actuellement pas au Congo.

Le gouvernement congolais a tenu une réunion de crise plus tôt cette semaine pour réévaluer la présence des Casques bleus des Nations Unies après que les manifestations contre la force dans l’est du pays ont tué au moins 36 personnes et blessé plus de 170 autres.

Le gouvernement rencontrera également la mission de l’ONU pour discuter des possibilités de son retrait.

La force onusienne s’est déjà retirée de deux provinces du Congo, le Kasaï et le Tanganyika.

La déclaration du ministre des Affaires étrangères mentionnait 2024 comme objectif, affirmant qu’ils souhaitaient que le porte-parole soit démis de ses fonctions pour aider à “achever le plan de transition pour la fin de son retrait définitif du Congo, à l’horizon 2024, comme convenu”.

La force de l’ONU au Congo, connue sous le nom de MONUSCO, compte environ 16 000 hommes en uniforme mais n’a pas réussi à stabiliser l’est instable du pays.

L’est du Congo, riche en minéraux, abrite une myriade de groupes rebelles. La sécurité s’y est détériorée malgré une année d’opérations d’urgence menées par les armées congolaise et ougandaise. Les civils de l’Est ont également été confrontés à la violence des rebelles djihadistes liés au groupe État islamique. Les combats se sont également intensifiés entre les troupes congolaises et les rebelles du M23, forçant près de 200 000 personnes à fuir leurs foyers.

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