Un membre présumé de la cellule des "Beatles" de l'EI accusé de terrorisme
Un membre présumé de la cellule des “Beatles” de l’EI accusé de terrorisme

Les autorités britanniques ont inculpé un membre présumé d’une cellule de prise d’otages dite de l’État islamique (EI) d’infractions de terrorisme.

Aine Davis a été arrêtée mercredi soir à l’aéroport de Luton après avoir été expulsée de Turquie.

L’homme de 38 ans serait l’un des militants de l’EI surnommés “The Beatles” en raison de leurs accents britanniques. La cellule est accusée d’avoir détenu et torturé plusieurs otages occidentaux alors que l’EI contrôlait une grande partie de la Syrie et de l’Irak au cours de la dernière décennie.

Plusieurs de leurs captifs ont été décapités, dont les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et les travailleurs humanitaires britanniques David Haines et Alan Henning.

Davis a été signalé en vertu de la loi sur le terrorisme, a annoncé jeudi la police métropolitaine.

Le Crown Prosecution Service du Royaume-Uni a déclaré que les accusations concernaient des infractions de terrorisme en 2014 et la possession d’une arme à feu dans un but lié au terrorisme.

Davis a été arrêté en Turquie en 2015 et condamné en 2017 pour appartenance au groupe EI. Lors de son procès là-bas, il a nié faire partie des “Beatles”.

Les quatre membres présumés du groupe se seraient rencontrés dans l’ouest de Londres avant de se rendre au Moyen-Orient et de rejoindre l’EI. Mohammed Emwazi, qui a perpétré les exécutions et était surnommé « Jihadi John », a été tué lors d’une frappe de drone en 2015.

Deux autres – Alexanda Kotey et El Shafee Elsheikh – ont été capturées par les forces kurdes soutenues par les États-Unis en 2018 et sont emprisonnées aux États-Unis.

Kotey a plaidé coupable et a été condamné à la prison à vie plus tôt cette année. Elsheikh a été reconnu coupable de tous les chefs d’accusation en avril et sera condamné la semaine prochaine.

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Le Premier ministre français Borne active une cellule de crise interministérielle face à une sécheresse "historique"
Le Premier ministre français Borne active une cellule de crise interministérielle face à une sécheresse “historique”

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Face à une “sécheresse exceptionnelle” et une “situation historique que traversent de nombreux territoires”, la Première ministre française Elisabeth Borne a décidé d’activer une cellule de crise interministérielle.

Selon le bureau du Premier ministre, le groupe interministériel se réunira plus tard ce vendredi.

Une source gouvernementale a déclaré plus tôt que “cette sécheresse est la plus grave jamais enregistrée dans notre pays” avec des prévisions météorologiques suggérant que la situation pourrait se poursuivre pendant les 15 prochains jours, et devenir plus préoccupante.

“La sécheresse exceptionnelle que nous connaissons actuellement prive d’eau de nombreuses communes et est un drame pour nos agriculteurs, nos écosystèmes et la biodiversité”, a ajouté le cabinet du Premier ministre à Matignon dans un communiqué.

Le manque de pluie actuel a été “exacerbé par l’accumulation de vagues de chaleur successives qui ont augmenté l’évaporation et les besoins en eau”, a expliqué la source.


Anticiper les zones à risques

Face à cette situation historique, le Premier ministre Borne a décidé d’activer une cellule de crise interministérielle, appelant chacun à préserver la ressource en eau.

Cette cellule permettra un retour d’expérience régulier des préfets de région des départements des zones les plus impactées, d’anticiper l’éventuelle activation des plans eau ORSEC+ des agglomérations et de coordonner les mesures de sécurité civile nécessaires (approvisionnement en eau des collectivités, approvisionnement en eau potable, etc. .).

L’unité suivra également l’impact de la sécheresse sur les infrastructures françaises de production et de transport d’énergie et sur le secteur agricole, notamment l’élevage.

Le Borne a demandé aux préfets de convoquer dès la semaine prochaine les commissions locales de l’eau dans chaque zone à risque afin de définir “la hiérarchisation des usages de l’eau”.

93 départements français sur 101 concernés

Jeudi, 93 départements à travers la France étaient soumis à des restrictions d’eau, dont 62 sont considérés comme “en crise” – le niveau d’alerte le plus élevé.

Les débats font rage sur les réseaux sociaux au sujet des dérogations accordées aux golfs, qui peuvent encore arroser leurs greens même lorsque le département où ils se trouvent est en “crise de sécheresse”.

Les conséquences pèsent également lourdement sur l’électricien national EDF, qui pourrait encore réduire sa production d’électricité nucléaire dans les prochains jours, voire fermer un réacteur dans le sud du pays en raison des températures élevées dans les rivières.

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